Bienvenue à nouveau! Avez-vous lu quelque chose qui vous a interpellé dans la première partie (publiée dans Le lien, Vol. 29 No 2)? Peut‑être en avez-vous appris davantage sur les rôles des membres du Conseil d’Administration et du Comité exécutif, ou était-ce simplement le désir de savoir qui peut avoir un intérêt à occuper ces fonctions.
Nous aussi étions curieux. Voici ce que nos interlocuteurs ont partagé :
Qu’est-ce qui vous a amené à Al-Anon?
Membre du Conseil d’Administration : J’ai entendu parler d’Al‑Anon pour la première fois après la suggestion de ma belle‑sœur. Toutefois, je ne pensais pas que le programme était pour moi, car je pensais que ces gens en faisaient trop. Trois ans plus tard, souffrant sévèrement de dépression nerveuse, j’envisageais de mettre fin à ma vie. Un nouveau groupe venait tout juste d’ouvrir. Je m’en souviens très bien, car c’est mon anniversaire cette semaine. J’envisageais de mettre fin à ma vie depuis plusieurs jours déjà et cela faisait plusieurs semaines que je ne m’étais pas douché. Je ne pensais pas que quelqu’un me remarquerait, mais la présidente de la réunion m’a accueilli en me donnant une accolade. J’ai eu le sentiment immédiat qu’elle faisait partie de ma famille. Au début, je pensais que je n’avais pas ma place et je me demandais comment je pourrais aider ces femmes. Je suis arrivé et ces femmes m’ont aidé… moi un père monoparental avec trois enfants. Je continue à m’épanouir et à m’enrichir ici. Il m’a fallu quelques années pour vraiment accepter que j’étais au bon endroit.
Membre du Comité exécutif : La première fois que je suis allée à Al-Anon, je rendais visite à mon fils dans un centre de traitement, et si je voulais le voir, je devais aller à une réunion. Je ne savais pas que c’était Al-Anon à l’époque. On m’a suggéré de persévérer dans Al-Anon après ma visite, alors je suis allée à trois autres réunions, en me disant : « non, je n’ai pas de problème. C’est lui qui a un problème. »
Trois ou quatre ans plus tard, je me suis rendu compte, avec le recul, que j’étais impuissante devant l’alcool, mais je ne voyais pas que ma propre vie était devenue incontrôlable. Je pensais que c’était sa vie qui l’était. Plus tard, quand un autre membre de ma famille a vécu une situation semblable, j’ai réalisé que c’était ma vie qui était devenue incontrôlable. Ce sentiment d’impuissance et de manque de contrôle, l’acceptation que ma vie m’échappait complètement, c’est ce qui m’a amenée ici.
À une certaine époque, j’avais le sentiment d’être une impostrice. Je n’étais pas ici à cause de mon beau-fils, de mon fils, de mon mari ou de mes parents. J’ai toujours été comme je suis. Je ne comprenais pas pourquoi, parce qu’il mon enfance n’avait pas été affectée par l’alcoolisme en phase active; il n’y avait pas eu vraiment beaucoup d’alcool. Toutefois quand j’ai lu que l’alcoolisme peut sauter une génération dans le livre Comment Al-Anon œuvre pour les familles et les amis des alcooliques (FB-32), j’ai pensé à mes grands-parents et j’ai immédiatement réalisé que j’étais au bon endroit.
Que diriez-vous au nouveau venu que vous étiez jadis?
Membre du Conseil d’Administration : « Reviens ». Quand j’ai entendu ces mots pour la première fois, je me suis dit : Ah, ces gens, ils m’aiment vraiment! Je ne comprenais pas ce que ça voulait dire, mais en persévérant dans le programme, j’ai commencé à travailler sur les Étapes et à aller mieux. Étant un homme instruit, je ne pensais pas avoir besoin de plus d’éducation, mais cela m’a donné la volonté d’accepter le programme et toute sa beauté. C’était ici et maintenant, quelque chose que je pouvais mettre en pratique dans ma vie. Cela m’a donné l’occasion de continuer à fréquenter ces salles remplies de sagesse.
Membre du Comité exécutif : Je pense que la chose la plus importante, c’est de continuer à revenir aux réunions. Je l’avais probablement entendu auparavant, mais maintenant j’y crois vraiment, tout comme l’idée que « plus sera révélé ». Tout le monde arrive ici pour une raison précise, et on « revient » jusqu’à ce qu’on découvre notre raison. Quelque chose nous a amenés ici. Il y a de l’espoir ici… Oui, il y a de l’espoir.
À quoi ressemble une journée typique pour vous?
Membre du Conseil d’Administration : Ça dépend du jour. Par exemple, aujourd’hui, ma journée est consacrée à mon engagement de service : consulter mes courriels et étudier les mises à jour sur les décisions et les motions qui ont été approuvées. Si une motion est majeure, je fais mon travail d’étude et de préparation. Quand il est temps pour nous de nous rencontrer, je reçois une tonne d’informations à passer en revue, ce qui peut prendre plusieurs heures. Avant le début des réunions, je me détends en discutant avec mes compagnons. Le premier jour des réunions, je commence ma journée à cinq heures du matin en allant faire une promenade, en méditant et en me plaçant sous les soins de Dieu. Ensuite, je me prépare, je déjeune et je commence la journée. Certains jours sont longs et épuisants, mais grâce à ma Puissance Supérieure, je reprends mon souffle et je continue. La semaine après les réunions, j’essaie de « décrocher ».
Quand je ne suis pas en réunion, l’équilibre commence par conduire mes petits‑enfants à l’école. Ensuite, je médite, parfois avec ma femme, en voyant cette activité comme une façon de remettre du carburant dans mon réservoir. En milieu d’après-midi, je commence à bricoler; je ne peux pas rester immobile, alors je bricole. Il m’arrive de m’asseoir dehors sous notre arbre, de manger des fruits et d’observer la nature – la nature a son propre langage. Quand mes petits-enfants rentrent à la maison, je fais une pause pour les accueillir, puis je vérifie mes courriels pour m’assurer que je n’ai rien manqué. Je me sens béni par la vie que j’ai aujourd’hui et par le lien que j’ai avec mes enfants, en particulier ma fille, que certains disent être mon clone.
Membre du Comité exécutif : J’aimerais dire que je commence la journée de façon très spirituelle, et je le faisais jadis en participant à un groupe de méditation matinale en ligne. Toutefois, après une opération à l’épaule et de mauvaises nuits de sommeil, j’ai arrêté d’y participer régulièrement. Si je ne dors pas bien, mais je ne me lève pas pour autant. J’essaie de commencer avec quelque chose, une pensée ou une lecture, même si je ne le fais pas de façon régulière.
Je dois vraiment structurer mes journées pour équilibrer mes tâches, mes responsabilités, mon temps personnel et mon temps en famille. Mon calendrier est toujours à portée de main. Par exemple, aujourd’hui ressemble à un entraînement sportif : un entretien avec toi, une réunion avec mon groupe d’appartenance et une autre avec les Administrateurs. Demain, j’ai la réunion du Comité de Coordination Internationale (CCI). J’essaie de réserver du temps pour les loisirs et pour le travail, mais je n’ai pas de journée typique. Souvent, je me prépare pour des réunions parce que cette année je fais partie de plusieurs comités. La semaine dernière était remplie de réunions de comités, mais j’ai tout équilibré avec du temps en famille, comme aller à la parade du père Noël et regarder ma petite‑fille jouer au football.
En principe, j’assiste à deux ou trois réunions en personne, mais j’ai également incorporé celles de l’Application Mobile Groupes Familiaux Al-Anon. Je termine ma journée de façon spirituelle, parfois avec ces simples mots : « bonne nuit ».
Avez-vous déjà eu une conversation qui vous a empêché de dormir?
Membre du Conseil d’Administration : Ça fait des années que rien ne m’empêche plus de dormir ou ne me pousse à chercher une solution. Mettre en pratique la Prière de Sérénité est devenu un principe universel dans ma vie. J’assume aussi la responsabilité de mon rôle de leader; ça ne m’empêche pas de dormir, mais ça me donne la volonté de méditer régulièrement. Parfois, il faut prendre des décisions, et je fais ma part : étudier, prendre des notes, me préparer. Mon sommeil n’est pas affecté parce que je sais que si je fais mes « devoirs », le résultat ne m’appartient pas, il s’aligne sur la volonté de ma Puissance Supérieure.
Membre du Comité exécutif : Compte tenu de ma tendance au perfectionnisme, oui, il m’arrive souvent d’avoir des pensées du type : « J’aurais pu… j’aurais dû… peut-être que j’aurais… ». Cela ne se manifeste pas seulement dans le service, mais aussi dans ma vie en général. Dans le cadre du service, je vis encore ces moments, mais ils sont moins intenses et de plus courte durée. Ma critique intérieure s’est aussi apaisée avec le temps.
Le service m’a apporté des avantages collatéraux, j’ai davantage confiance en moi parce que je fais face à un plus grand nombre de situations et j’apprends à les gérer. Je me dis fréquemment : « Tu es capable de faire des choses difficiles ». Je m’appuie également sur le principe qui consiste à « placer les principes au-dessus des personnalités ». Je me demande alors : suis-je réellement en conflit avec une personne ou avec une question? Maintenir mon attention sur les principes m’aide énormément. Même dans les échanges, j’évite de nommer les personnes afin de préserver la neutralité et d’éviter tout jugement, qu’il soit positif ou négatif. Nous avons tous des personnalités différentes, mais je m’efforce de rester centrée sur les principes.
Quelles leçons avez-vous apprises sur vous-même en continuant à découvrir des couches plus profondes de votre rétablissement?
Membre du Conseil d’Administration : Pour moi, ce n’est pas tant apprendre qu’accepter. L’acceptation est très importante. Quand je regarde l’aspect négatif d’un défaut, ce n’est qu’en l’acceptant que je peux voir la nature exacte de mon tort et commencer à le rétablir, encore et encore. Chaque fois que ce défaut se manifeste, je l’examine à travers la Dixième Étape. Pour moi, c’est l’orgueil, le « défaut-parapluie ». L’orgueil provient de l’instinct de survie, et si je ne reste pas vigilant chaque jour, il réapparaît sous forme d’insécurité ou de jalousie. C’est là que l’examen des blessures d’enfance devient très important.
Membre du Comité exécutif : La première chose qui me vient en tête, et qui englobe plusieurs aspects, c’est que je ne sais pas tout. Je ne suis pas censée tout savoir. Et quand je pense savoir quelque chose, c’est probablement à ce moment que je devrais demander de l’aide. Pour moi, c’est lié au perfectionnisme, l’idée que je devrais, d’une façon ou d’une autre, simplement savoir les choses. Mais comment pourrais-je savoir si personne ne me l’a jamais appris? Pourtant, je pensais que je devais tout savoir.
Quelle est votre pièce de Documentation Approuvée par la Conférence (DAC) préférée?
Membre du Conseil d’Administration : J’ai l’impression que toute notre documentation est inspirée par un esprit puissant, elle nous arrive avec des mots précis. Al-Anon un jour à la fois (FB-6) a été un pilier solide de mon rétablissement, une fondation essentielle dans les premiers temps. Depuis, j’ai lu toute la DAC, mais lorsque je suis tombé sur le livre De la survie au rétablissement (FB‑21), c’est là que mes pieds se sont vraiment ancrés dans Al-Anon. Le dernier chapitre, qui décrit la nature de nos blessures et les multiples facettes de ce mal qu’est l’alcoolisme, a été déterminant. Il m’a révélé ceci : voici qui je suis, et voici pourquoi je suis ici.
Membre du Comité exécutif : Pour moi, Comment Al-Anon œuvre est essentiel. Il y a tellement de petites phrases percutantes dans ce livre. Je ne sais pas si je les cite correctement, mais mon cœur, lui, s’en souvient. Je me rappelle bien avoir lu ces mots sur une plage, puis six mois plus tard l’avoir relu en me disant : « C’est la première fois que je lis ça! » Mais, avec l’évidence du sable entre les pages, il était évident que je les avais déjà lus. C’est le livre de base, tellement simple, et pourtant tellement complet.
Quelle est votre approche du Manuel de Service Al-Anon/Alateen (FP-24/27) et comment l’utilisez-vous?
Membre du Conseil d’Administration : Le Manuel de Service est la base spirituelle la plus solide que nous ayons. J’aime profondément l’esprit qui l’habite. Je l’aborde avec la perspective suivante : « Quel est le principe spirituel derrière ce qui est écrit, et quel en est le but? » Je m’en sers pour interpréter l’esprit qui sous-tend nos principes.
Membre du Comité exécutif : Quand je suis arrivée à Al‑Anon, le Manuel de Service me semblait complètement étranger, je n’en comprenais pas la raison d’être. Avec le temps, j’ai appris à quel point il est précieux. Dans notre groupe, nous utilisons « Groupes Al-Anon et Alateen à l’œuvre », qui fait partie du Manuel de Service. Lorsque nous discutons de politiques ou de procédures, je ne me contente pas de donner des réponses et des numéros de page, je pose la question : « Dans quelle section cela se trouve-t‑il? », juste pour encourager l’exploration. Quand on cherche soi‑même, on retient beaucoup mieux l’information. Pour moi, c’est en me plongeant dans le Manuel de Service lorsque j’ai une question que j’apprends vraiment.
Je me réfère souvent au « Neuvième Concept » de la section « Les Douze Concepts de Service d’Al‑Anon » du Manuel de Service Al-Anon/Alateen, ainsi qu’au texte de Bill W. sur le leadership. Je fais aussi attention à des détails comme les lignes verticales dans les marges et les raisons pour lesquelles des changements surviennent – seulement après une décision de la Conférence des Services Mondiaux. Pendant longtemps, j’ignorais que le livret « Groupes Al-Anon et Alateen à l’œuvre » était révisé par les membres du personnel du BSM. On ignore ce qu’on ne sait pas. La publication Comment Al-Anon œuvre ressemble à mon rétablissement personnel, et le Manuel de Service représente mon rétablissement dans le service – c’est le triangle.
Je me souviens que notre groupe n’utilisait jamais « Les Groupes à l’œuvre » jusqu’à ce que je le remarque lors d’une réunion en Saskatchewan. Il était partout autour de la table… je me sentais comme chez moi. Quand je l’ai apporté à ma réunion, j’ai dit : « Ce n’est pas si cher, pourquoi ne pas l’utiliser? » Cette présence physique a renforcé mon sentiment d’appartenance. Je montre aux membres que j’utilise le Manuel de Service, je le garde à portée de main pendant les réunions et j’indique où le trouver, même dans l’application mobile. Je l’ouvre souvent sur mon téléphone pour l’utiliser et montrer comment y accéder. Pour moi, Al-Anon, c’est Al-Anon. Ce n’est pas un livre de règles, et pourtant ça l’est un peu. Je mets des onglets, je surligne, je souligne et je fais des renvois.
Quels sont certains de vos défauts de caractère qui se manifestent encore dans votre travail de service?
Membre du Conseil d’Administration : Pour moi, l’orgueil est mon défaut-parapluie. L’orgueil vient de l’instinct de survie, et si je ne reste pas vigilant chaque jour, il réapparaît sous forme d’insécurité ou de jalousie. C’est là que l’examen des blessures d’enfance devient très important pour moi.
Membre du Comité exécutif : Pour moi, c’est lié au perfectionnisme, la croyance que je devrais simplement savoir les choses. Mais comment pourrais-je savoir si personne ne me l’a jamais appris? J’ai l’occasion de pratiquer et de constater à quel point cela me met mal à l’aise. Sous le perfectionnisme se cache une faible estime de soi. Le travail sur les Étapes m’a permis de le découvrir. Demander l’aide de ma Puissance Supérieure, écrire, parler à ma Marraine et lire m’aide à comprendre ce principe que j’ai toujours su intellectuellement : ce n’est pas parce que je fais des erreurs que je suis une erreur. Al-Anon m’a aidée avec ce renforcement positif, même si parfois, ce n’est que fugitif. Ces temps-ci, je le formule ainsi : ma Puissance Supérieure, c’est que je suis humaine, et les humains ne sont pas parfaits. Ils ne sont pas censés l’être.
Trois mots pour décrire votre rétablissement
Membre du Conseil d’Administration : Persévérance, constance et discipline. Ce sont des qualités que je m’efforce de mettre en pratique et de transmettre au quotidien, non seulement dans le programme, mais dans ma vie de tous les jours. Elles me soutiennent à tous les niveaux. La persévérance, c’est continuer à revenir aux réunions. La constance, c’est le faire régulièrement, et la discipline, c’est appliquer les principes du programme dans tous les domaines de notre vie.
Membre du Comité exécutif : Le premier mot, c’est l’espoir. Je le sais parce que ce mot m’émeut profondément. Mon mari nous appelle souvent « les porteurs d’espoir ». Alors, trois mots? Espoir, passion, et peut-être inclusion, ou « Tu n’es pas seul ». Quand je parle d’Al-Anon, je remarque que mes mains s’animent, que mon débit s’accélère, parfois que mon ton s’élève : c’est la passion! Une passion qui vient des miracles dont j’ai été témoin et de la transformation qui s’est manifestée en moi et dans mes relations. J’éprouve un profond désir à partager cela, même si je ne peux l’imposer à personne, pas même aux membres de ma famille qui n’ont pas encore découvert ce programme. Je veux simplement que cette ressource soit accessible s’ils choisissent un jour de l’essayer.
Merci d’avoir pris part à ces conversations avec nous. J’espère que vous avez trouvé utile d’entendre que ces mêmes membres sont, eux aussi, aux prises avec les mêmes défauts de caractère que nous tous, et que servir au sein du Conseil d’Administration ou du Comité exécutif ne suppose pas la perfection, mais simplement que nous soyons disposés à le faire. Peut-être vous êtes-vous reconnu dans leurs parcours et le chemin qui les a menés où ils sont aujourd’hui. Pour ma part, oui.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est que ces membres ont accepté le défi malgré leurs hésitations. Ils ont accepté de servir, même lorsqu’ils doutaient de leurs compétences ou craignaient que leurs défauts de caractère ne deviennent des obstacles… les mêmes pensées qui nous murmurent que nous ne sommes pas prêts à parrainer quelqu’un, à donner notre témoignage en réunion ou à essayer quelque chose de nouveau. Ils ont répondu à l’appel.
Ce qui m’a également frappé, c’est la manière dont ils ont décrit l’effet du service à ce niveau sur leur rétablissement, souvent de façon inattendue. Il ne s’agissait pas seulement de redonner, ce qu’ils avaient reçu, mais de voir une croissance qu’ils n’auraient jamais imaginée : apprendre à voir les choses sous un autre angle, découvrir de nouvelles facettes d’eux-mêmes, mettre en pratique les principes dans des contextes variés et révéler des aptitudes insoupçonnées.
Et vous? Peut-être êtes-vous dans le programme Al-Anon depuis un moment et vous vous demandez quelle pourrait être la prochaine étape dans votre parcours de service. Peut‑être possédez-vous des compétences : une expertise financière, de l’expérience organisationnelle ou un talent pour voir l’ensemble d’un système – des compétences qui pourraient être bénéfiques à Al-Anon. Peut‑être que vous n’avez jamais envisagé le service à l’échelle du Conseil d’Administration parce que vous vous êtes dit que ce n’était pas pour des membres comme vous. Pourtant, c’est bien pour des membres comme vous! Pour des membres qui continuent leur apprentissage, leur croissance, et leur travail sur leur programme « un jour à la fois ». Al-Anon a besoin de votre expérience, de votre perspective et de votre volonté de servir.
Ces conversations m’ont rappelé que le service Al-Anon, à tous les niveaux, se résume à des membres qui aident d’autres membres. Ces membres ont déjà été des nouveaux venus, ouverts et incertains, qui ont décidé de « revenir ». Ils ont continué à dire « oui » lorsque des occasions se sont présentées et ont fait confiance au processus, même lorsqu’ils ne se sentaient pas tout à fait prêts.
Je vous encourage à tirer une chaise à votre prochaine réunion d’affaire, à poser des questions et à vous intéresser au travail de service au-delà du niveau du groupe d’appartenance. L’un de nos membres a dit que sa seule responsabilité était de soumettre sa candidature. Le reste appartient à notre Puissance Supérieure, même s’il n’y a qu’une seule personne considérée pour ce poste. Le cheminement vers ces rôles n’a rien de mystérieux, c’est simplement un pas devant l’autre, un « oui » à la fois. Vous découvrirez peut-être, tout comme ces deux membres, que vous êtes plus capable que vous ne le pensez.
Par Elizabeth M-R., rédactrice en chef des revues
mars 2026
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