Je me suis pardonnée pour mes déficiences

 

Enfant, j’avais toujours le sentiment d’être incapable de faire quoi que ce soit correctement. Mon père était impatient et aimait critiquer. Je m’étais dit : « Quand je serai grande, je saurai quoi faire! » Les compétences parentales de mon père consistaient à critiquer tout ce que je faisais incorrectement, mais à ignorer les choses que je faisais correctement. Je crois qu’il pensait vraiment qu’il m’aidait à devenir meilleure. Bien sûr, je ne faisais rien comme il le voulait, mais cela ne m’a pas empêché d’essayer. Rechercher l’approbation de mon père demandait trop d’effort pour moi. Cette détermination s’est manifestée dans mon rôle de conjointe, de mère et d’employée.

À mes débuts dans Al-Anon, j’ai entendu de nombreux slogans et expressions : « Se hâter lentement », « Lâcher prise et s’en remettre à Dieu », « Le progrès, non la perfection », « Les attentes sont des ressentiments en devenir » et « Commencez par mettre votre propre masque à oxygène! » Ces maximes étaient intrigantes, mais je savais qu’il devait y avoir une meilleure façon de vivre; alors, j’ai gardé l’esprit ouvert, j’ai écouté lors des réunions, j’ai lu la Documentation Approuvée par la Conférence et je me suis finalement trouvé une Marraine.

Une fois que je me suis aperçu que j’attendais trop de moi-même, je me suis détendue, j’ai jeté mes listes, et je suis devenue moins exigeante. J’ai renoncé à mes efforts de perfection. Mon changement d’attitude m’a permis de me pardonner moi-même pour mes lacunes. Ce faisant, il m’est devenu plus facile de lâcher prise sur ce que j’attendais d’autrui. Je suis désormais capable de leur pardonner pour leur humanité. Ce fut un soulagement de pouvoir commencer à faire des choix différents dans ma vie.

Grâce à cette réaction en chaîne, j’ai trouvé la sérénité et ma tranquillité d’esprit et mon sentiment de contentement ont continué s’accroître. Ma foi dans le programme Al‑Anon a également augmenté et j’ai commencé à comprendre que mes anciennes maximes, telles que « là où il y a une volonté, il y a un chemin », n’étaient plus valides pour moi. J’ai réalisé que nous avions chacun (moi et les autres) notre propre Puissance Supérieure – et ce n’est pas moi! Ma Puissance Supérieure s’est tout d’abord manifestée sous la forme d’Al‑Anon, et maintenant Elle est devenue quelque chose de plus grand. « Revenez! »

Par Shelley H., Pennsylvanie

The Forum, septembre 2016

2017-07-27T13:32:54+00:00 septembre 28, 2016|Categories: Mon père/ma mère alcoolique|0 Comments

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