J’ai entendu dans le programme que lorsque la rancœur m’envahit, c’est le moment de faire le point sur moi-même. J’en avais assez d’éprouver de la colère et de me considérer comme une victime. J’ai laissé cette colère m’habiter suffisamment longtemps pour comprendre qu’il s’agissait en fait de chagrin. Le chagrin donne l’impression que de nombreuses situations de la vie se produisent en même temps, et je n’arrive plus à reprendre mon souffle. Dans ces moments-là, Al-Anon m’aide à tenir bon. Cela me rappelle que j’ai besoin de faire une pause et de consacrer du temps à renouveler mes pratiques spirituelles. Chez Al-Anon, j’ai une Marraine et d’autres membres qui m’aident à trouver un peu de lumière dans l’obscurité.

Voici quelques-unes des choses que je fais lorsque je me laisse envahir par un sentiment de victimisation, de martyre ou de ressentiment : tout d’abord, je dresse chaque jour une liste de gratitude. Parfois, je m’arrête net et j’exprime à voix haute une chose pour laquelle je suis reconnaissante, ou je note quelques points. La gratitude est un véritable antidote au ressentiment, au sentiment de victimisation et à la dépression. Ensuite, je me tourne vers une Puissance Supérieure à moi-même (Ses directives sont bonnes et ordonnées) en lisant, en méditant, en écrivant dans mon journal et en me plongeant dans le rétablissement. Il m’arrive de ressortir tous les livres du programme que je possède ou mes anciens bulletins accumulés au fil de mes dix années chez Al-Anon, et de les relire. D’autres fois, je m’assois simplement, en silence, jusqu’à ce qu’une intuition traverse mon âme. Dans ces moments-là, je me pardonne et je m’autorise à guérir et à avancer dans mon rétablissement.

Par Christina C.

The Forum, juillet 2026

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